Un regard différent sur la Semaine Nationale de l’Internet (SNI), Édition 2012

L’édition 2012 de la SNI bat son plein depuis le 08 juin, la clôture étant prévu pour le 16 juin 2012.  L’heure du bilan n’a pas encore sonné, mais sans vouloir revenir sur les commentaires que j’avais émis sur les éditions passées, voici pour vous un moyen  de voir la SNI autrement, à travers les lieux géographiques d’hébergement des sites web présentés au concours de la Nuit du web.

Les détails par catégorie de sites web - SNI Edition 2012

Les détails par catégorie de sites web – SNI Edition 2012

Lieux d'hébergement des sites web qui participent à la SNI 2012

Lieux d’hébergement des sites web qui participent à la SNI 2012

Les images en dit long! Sur 154 sites web qui se sont présentés pour le concours du meilleur site web, seulement quatre (4) sont hébergés au Burkina Faso. Le pays préféré par les webmasters (ou webmestres) est la France avec 60 sites web, suivi par les États Unis d’Amériques avec 36, la suisse avec 27, le Canada avec 10, l’Allemagne avec 8. Les TICs abolissant les frontières, aussi, quelques webmasters (se comptent sur le bout des doigts!) ont fait le pari des pays suivants: Singapour avec 3 sites web, le Royaume Uni et ses Îles vierges britanniques avec 2 sites web, et enfin l’Australie avec 1 site web. Trois sites web se sont permis le luxe d’être inaccessible à l’heure où nous écrivons ces lignes.

A l’heure où la mode est aux contenus locaux (avec juste raison d’ailleurs!), l’ensemble des acteurs du web (l’Etat, le secteur privé, les webmasters eux même…) du Burkina Faso, doivent réfléchir et trouver les solutions idoines pour changer la donne. Si rien n’est fait de concret d’ici là, ne nous étonnons donc pas que les sites webs burkinabè soient à plus de 90% inaccessible si la liaison Internet du pays venait à rompre temporairement (rupture locale ou coupure de la connexion depuis l’étranger…). A cela il faut ajouter surtout les lenteurs de connexion à ces sites web, destinés certainement à un public burkinabè, mais qui sont hébergés à des années-lumière de chez nous.

Bref, certains webmasters et certains acteurs du web burkinabè « se cherchent » comme on le dit (je n’échappe pour le moment pas à la règle), mais je suis certainement tenté de dire en ce moment que c’est une question d’honneur national! Réveillons-nous donc, car il est temps….

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